Archives de la Catégorie : Stress

jan
16
2017

Le stress n’est pas une fatalité, bien le comprendre permet de le mettre à bonne distance

c cardiaquePourquoi nous devons développer notre perception des situations qui nous semblent stressantes.

 Comprendre les mécanismes de stress permet d’être plus conscient et sensible aux symptômes physiques que nous percevons. Ceci a comme conséquence de savoir quand et comment agir avant que ces situations s’amplifient. Cette sensibilité croissante nous aide également à mieux faire attention à notre entourage, que cela soit famille, amis et collègues. Rappelons quelques faits sur le stress que beaucoup de gens ignorent encore:

Fait n° 1: Notre corps réagit de la même manière à un stress important ou petit.

Le corps humain ne fait pas de discrimination entre un GRAND stress et un petit. Indépendamment de sa signification, le stress affecte le corps de manière prévisible. Une réaction de stress typique, que la plupart d’entre nous expérimente quotidiennement, commence toujours par une cascade de 1 400 événements biochimiques dans notre corps. Si ces réactions ne sont pas rapidement contrôlées, nous vieillissons prématurément, notre fonction cognitive s’altère, notre énergie s’épuise et nous sommes privés de notre efficacité et de clarté mentale.

Fait n ° 2: Le stress peut faire prendre des décisions stupides même aux personnes les plus intelligentes.

Le stress provoque «l’inhibition corticale». Le phénomène d’inhibition corticale aide à expliquer pourquoi nous pouvons faire des choses stupides. En effet, le stress inhibe la partie du cerveau qui est dédié au raisonnement et la réflexion sur les conséquences de nos actes dans le futur. En effet, sous stress le corps veut s’adapter tout de suite à la situation. Il débranche ainsi toutes les fonctions du cerveau qui ralentiraient nos réactions de survie. Lorsque nous sommes en cohérence cardiaque – nous pouvons provoquer rapidement un retour au calme. Nos fonctions cognitives sont alors opérationnelles. Nous pensons avec une clarté accrue. Le cerveau, le cœur et le système nerveux sont alors en harmonie.

Fait n ° 3: Les gens peuvent devenir engourdi à cause de leur stress.

Lors de situations stressantes, nous pouvons être physiologiquement potentiellement très irritables tout en n’ayant pas de réactions visibles. Ceci est du au fait que notre corps s’est adapté aux situations de plus en plus stressantes (on appelle ce phénomène d’adaptation, l’homéostasie). Pour certains d’entre nous, notre corps est si adapté aux pressions quotidiennes, aux irritations et aux ennuis de la vie que cela semble être normal et familier. Pourtant, ces petits stress s’accumulent rapidement et nous avons du mal à réaliser combien ils nuisent à notre capacité intellectuelle, émotionnelle et à notre santé. Les conséquences sur le long terme peuvent être de mauvaises prises de décisions, des réactions excessives ou parfois des maladies graves.

Fait n° 4: La bonne nouvelle : Nous pouvons contrôler la façon dont nous réagissons au stress.

Sous stress nous n’avons pas besoin d’être toujours victime de nos propres émotions, pensées et attitudes, parce que la bonne nouvelle est que nous pouvons contrôler la façon dont nous répondons au stress. Le défi est de devenir plus conscient des ressentis des évènements stressants sur notre corps et comment ils nous affectent, avant qu’ils se manifestent plus violemment physiquement, mentalement ou émotionnellement. Il existe des solutions simples, scientifiquement validées, qui permettent aux gens de modifier leur propre réponse au stress.

Fait n ° 5: La meilleure stratégie est de gérer le stress dès qu’il se présente.

La meilleure façon de gérer le stress est de le traiter au moment où vous le ressentez. Des millions d’Américains ne tiennent pas compte des symptômes de stress durant toute la journée, croyant qu’ils peuvent attendre le soir pour récupérer au yoga, à la salle de gym ou quand ils prennent leur week-end. Malheureusement, quand nous voulons revenir à un état de calme et de relaxation, nos corps ont déjà activé la réponse au stress et c’est notre santé qui en pâtira à moyen terme.

 

Pour conclure, je sera ravi de partager avec vous mon expérience de la Cohérence Cardiaque, une méthode simple, opérationnelle et terriblement efficace que j’utilise à titre personnel et professionnel depuis plus de 8 ans, pour développer le bien-être et la performance des personnes et des équipes que j’ai eu l’honneur d’accompagner.

Didier TUBIANA pour Version Originale

juil
23
2015

Burn-out… quel rôle pour le coach ?

changer-de-vie-après-un-burn-out

En tant que coach nous constatons quotidiennement les impacts négatifs de la souffrance au travail  sur la santé du collaborateur et sur  la performance collective de l’entreprise.

Mais quels sont nos leviers d’action ? Comment pouvons-nous gérer au mieux cette situation ?

En voici un exemple concret  :

Ce matin, nous recevons l’appel d’un de nos clients DRH qui nous demande de recevoir dans l’urgence une collaboratrice. « Je la sens épuisée, elle pleure facilement, fait des heures à rallonge et n’arrive plus à gérer ses priorités. Quand je l’ai reçue dans mon bureau, elle m’a parlé de ses relations difficiles avec sa supérieure hiérarchique, qu’elle n’en pouvait plus de rester devant son ordinateur, qu’elle ne savait plus quoi faire…. Pourriez-vous la rencontrer et  me dire si un coaching de carrière serait la bonne solution ? »

Ce type d’appel devient fréquent dans notre métier de coach et  il nous faut réagir vite,  ne pas se tromper sur le diagnostic. Que faire ? Que conseiller ?

Première étape indispensable : si la collaboratrice nous semble épuisée, ne pas hésiter à lui suggérer « fortement » de voir son médecin. Il est  en effet important  de prendre en main le problème le plus tôt possible pour éviter toute aggravation qui peut conduire à l’hospitalisation. Il est rare néanmoins de pouvoir faire l’économie d’un repos complet pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines.

Et ensuite … ?

Le burn out n’est pas une maladie, c’est une réponse de l’organisme à une situation devenue insupportable pour le collaborateur, un véritable plan de sauvegarde, face à une situation que le collaborateur n’arrive plus à surmonter.
En tant que coach, notre rôle est de faire prendre conscience au collaborateur du cercle vicieux dans lequel il se trouve. Si les mêmes causes produisent les mêmes effets, il est donc vital de changer un ou plusieurs facteurs de son équation professionnelle. Dans la plupart des cas que nous rencontrons cela se traduit, a minima par un changement de perception de l’environnement, le plus souvent par un changement de fonction, d’équipe, de métier voire même de vie !

Le plus important au cours de cette accompagnement ?

S’assurer à chaque étape de la coopération des Ressources Humaines, rassurer l’environnement professionnel proche qui se sent souvent responsable, ne sait pas comment réagir et voudrait parfois faire revenir la personne dans ses fonctions. Il s’agit de convaincre chaque intervenant  de la capacité du collaborateur à rebondir et à retrouver une nouvelle efficacité et un nouveau souffle,  dans l’entreprise ou ailleurs…

Notre rôle de coach est fondamental car, au-delà du monde médical, la personne accompagnée a surtout besoin de compréhension, de découvrir les facteurs déclenchants de son burn-out et de renouer avec une dynamique positive et un projet qui lui permettent de reprendre sa vie professionnelle en main.
Cela peut prendre du temps, les rechutes sont possibles mais quand la lumière se fait, le collaborateur prend un vrai nouveau départ ! et nous, en tant que coach, tout en restant dans notre domaine de compétences, nous pouvons être heureux d’avoir aidé le collaborateur  dans un moment clé de sa vie professionnelle et personnelle.

Sylvie GOUNELLE pour Version Originale

oct
31
2014

Le harcèlement moral au travail – Notes de lecture

 

harcelement au travailEn France le concept de harcèlement moral a émergé à la fin des années 90.

Toutefois le terme de « harassment » avait déjà été utilisé par le psychiatre américain Caroll Brodsky dès 1976 dans son livre « The Harassed Worker ».

Le phénomène n’est donc pas nouveau mais la diffusion de ce concept a changé le regard que portaient les salariés sur certaines situations vécues sur leur lieu de travail et son inscription dans la loi a peu à peu contraint les entreprises à questionner leurs méthodes de management.

Marie-France Hirigoyen est la référence française sur le sujet. Elle a publié plusieurs ouvrages dont un « Le Harcèlement moral au travail » aux éditions « Que sais-je ? ».

Que dit la loi ? Comment repérer un collaborateur en souffrance ? Quelles sont les obligations de l’employeur en cette matière ?

Nous vous proposons ici une synthèse à télécharger.

Bonne lecture.

Olivier Leroy, pour Version Originale

oct
08
2014

Comment gérer sa vie professionnelle en cas de crise personnelle ?

 

phenixChacun d’entre nous peut, un jour, être confronté à un drame personnel : séparation, divorce, deuil, maladie d’un proche…  Idéalement, pour traverser et surmonter ces épreuves, il faudrait pouvoir s’accorder du temps pour soi. Or ce temps, on ne peut pas forcément le prendre, notamment  lorsque l’on est dirigeant, manager, ou encore entrepreneur ou profession libérale.

On aimerait tant, parfois, pouvoir ériger une “étanchéité” entre sa sphère personnelle et sa sphère professionnelle, pour que l’une n’impacte pas l’autre de manière négative. En pratique, les choses sont bien plus complexes. Ne pas être aussi impliqué au travail lorsqu’on traverse une période difficile sur le plan personnel, c’est humain et compréhensible.

Respecter sa courbe de deuil

Un choc personnel va provoquer un certain nombre de bouleversements. Même lorsqu’on connaît, en théorie, les étapes de la courbe de deuil (déni, colère, marchandage, émotion, acceptation, explication, remobilisation…), le processus est loin d’être aussi linéaire et traverser pas à pas les différentes phases ne va pas sans souffrance ni sans doute sur la « sortie du tunnel ».

Montrer ses fragilités ou rester “fort” ?

Faut-il pour autant ne rien montrer du tout ? Adopter la conduite « même pas mal », faire comme si de rien n’était ? Cela peut certes susciter l’admiration, ou permettre de croire que l’on va ainsi se protéger. Mais ne pas du tout exprimer ou partager l’émotion que l’on vit peut aussi avoir des conséquences, comme se priver du soutien et de la chaleur des autres, ou encore, se ronger intérieurement, et à terme, risquer l’ “implosion” (dépression, burn out…) ou l’“explosion” (colère, irritabilité…).

Alors, quelles pistes pour se remettre d’un drame personnel en restant connecté à son contexte professionnel ?

1. A défaut de temps, s’accorder des moments

On  estime parfois qu’on ne peut pas ou qu’on ne veut pas se faire “arrêter”,  car les équipes, les clients, son entreprise en souffriraient. Néanmoins, les conséquences de ne pas se poser sur l’évènement qui bouleverse peuvent à terme être bien pires pour sa santé ou son équilibre. Envisager  un break, ou a minima des respirations n’est pas inutile pour se ressourcer

2. En parler… sans trop se dévoiler

Si l’on se sent suffisamment  en confiance, faire part à son entourage professionnel que l’on traverse un passage personnel difficile, et que cela explique une moindre disponibilité de temps ou d’esprit, permet parfois de désamorcer bien des incompréhensions. Pour autant, il n’est pas forcément utile ni souhaitable de rentrer dans le détail. On a le droit de rester sélectif dans ses confidents et ses confidences.

3. Se recentrer sur ses priorités

Cette période peut être un bon moment pour identifier ses priorités et se concentrer sur ce qui est vraiment important pour soi, là, ici et maintenant. Cela permet  de faire ce fameux tri, dans ses tâches et dans ses relations, que l’on a tendance à repousser toujours à plus tard, et de mobiliser son énergie disponible sur l’essentiel.

4. Impliquer les autres

En plus de l’aide extérieure à laquelle on peut  faire appel, solliciter ses collaborateurs et collègues et déléguer, de façon temporaire ou non, permet de se ménager des pauses et de prendre du recul.

5- Rester en contact

Se refermer sur soi-même et sa douleur est une tentation bien compréhensible.  Garder le lien de communication ouvert, planifier ses absences et expliciter ses silences, permet à ses collaborateurs et ses clients de ne pas se sentir abandonnés.

6- Garder la foi en soi

La vie est faite d’épreuves. Au plus fort du chagrin on a du mal à y croire, mais la sérénité ou le répit qui semblent  aujourd’hui inatteignables seront un jour  au bout du chemin.

L’environnement professionnel, aussi dur et compétitif soit-il parfois, est aussi une source d’apprentissage, d’enrichissement, de challenge. Lorsque l’on traverse une période difficile, il peut aussi être un refuge, une évasion et un moyen de mettre ses soucis personnel à distance. De nouveaux défis, des missions intéressantes et des collègues bienveillants peuvent être d’excellentes sources de joie et d’accomplissement personnel. L’énergie interne mise à mal par ces épreuves peut se nourrir et se régénérer au contact des autres et de nouveaux  projets.

Bien souvent, ceux qui ont traversé et surmonté des épreuves personnelles témoignent de ce qu’ils ont  gagné en profondeur et en humanité.

« Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve.  » Confucius

 

Céline Bedell pour L’équipe Version Originale

mai
23
2014

Comment bien gérer son temps au travail ?

Comment bien gérer son temps au travail« Comment faire pour faire tout ce qu’on veut faire quand on n’a pas le temps de tout faire ? » Telle est la question.  Parce que la gestion du temps au travail est une problématique qui nous concerne tous, nous avons souhaité partager avec vous une vidéo sur le sujet.

Celle-ci est l’œuvre de François Delivré, co-fondateur de l’académie du coaching, école spécialisée dans la formation de coach. Il se décrit lui-même comme un « homme d’art, de méthode et de relation ». C’est un authentique chercheur de sagesse. Par ailleurs, il est l’auteur d’un livre référence sur le coaching : « Le métier de coach ».

Le 14 mai 2014, son niveau livre intitulé « Les quatre visages du temps » est paru. La vidéo que nous avons sélectionnée vous permettra d’avoir une première approche sur ses réflexions, qui sont approfondies dans le livre.

Cette vidéo s’intitule “Le verre et la carafe”. Elle est à la fois ludique, pleine de bon sens et susceptible de parler à chacun d’entre nous.

Bon visionnage !

fév
26
2013

Soyons intelligents, écoutons nos émotions.

Etymologiquement, émotion signifie « mettre en mouvement ». Et pour l’essentiel, toutes les émotions sont des incitations à l’action : la peur m’incite à m’arrêter pour faire attention à un danger imminent.
Dans le dialogue que jouent à chaque instant nos deux cerveaux, le cerveau rationnel et le cerveau émotionnel, ce dernier a la capacité de subjuguer donc de court-circuiter et de paralyser le premier.
Il ne faut donc pas s’étonner si nous manquons de jugement lorsque nous sommes la proie de nos émotions… Le stress rend idiot !

La maîtrise de soi est tenue pour une vertu depuis Platon. C’est-à-dire la capacité de résister aux tempêtes intérieures déclenchées par les coups du sort au lieu d’être « l’esclave de ses passions ». Le but étant l’équilibre et non l’extinction des émotions. Comme l’observait Aristote, ce qui est désirable c’est une émotion appropriée, un sentiment proportionné aux circonstances. Dans l’arithmétique du cœur, c’est le rapport entre les émotions positives et les émotions négatives qui détermine le sentiment de bien-être.

Un individu agressif témoigne en général d’un défaut de perception : il pose comme postulat que les autres sont hostiles ou menaçants. Dès qu’il perçoit une menace, il passe à l’acte sans réfléchir. Or plus il se comporte ainsi, plus l’agressivité devient pour lui automatique. Son répertoire de réactions alternatives – la politesse, l’humour – s’appauvrit. Son intelligence émotionnelle se limite à son agressivité.

Si le sujet vous attire, nous vous invitons à parcourir la synthèse de l’ouvrage de référence en la matière : « L’Intelligence Emotionnelle », écrit par David Goleman.
Bonne lecture ! »

L’équipe V.O.

sept
28
2012

Le bonheur, source de performance

Nous avons tendance à croire que le bonheur est la conséquence du succès. En réalité, la recherche montre que la relation est inverse : se sentir heureux est un facteur déterminant de performance ! Et si soigner son bien-être et celui de ses équipes était l’une des voies vers la sortie de crise ?

Lorsque la situation économique se tend, des notions comme l’épanouissement au travail tendent à passer au second plan. Et cela semble bien naturel : la priorité ne doit-elle pas aller à la performance ? Attention, alertent les neuroscientifiques. Cette approche repose sur une compréhension erronée de la relation entre bonheur et performance.

Les salariés heureux sont les plus productifs

De nombreuses études ont établi une forte corrélation entre le degré de bonheur des salariés et leur contribution économique à l’entreprise. C’est ce qu’a montré la compilation de nombreux travaux de recherche portant au total sur plus de 250 000 personnes, rapportée dans le livre « The Happiness Advantage », de Shawn Achor.

Il en ressort que les salariés qui se sentent heureux sont plus productifs, ont de meilleures performances commerciales, et sont meilleurs managers. Ils se sentent plus attachés à l’entreprise et démissionnent moins fréquemment. Ils sont moins souvent absents pour maladie et leur risque d’épuisement professionnel est moindre.

De plus, ce phénomène est contagieux : l’humeur des dirigeants et des managers a un impact direct sur leurs équipes. Ainsi, les salariés dont le manager se sent heureux ont plus de chances de sentir eux-mêmes heureux, d’être en bonne santé et de juger qu’ils travaillent dans un climat propice à la performance. Un écart de performance mesuré à environ 30 % !

C’est le bonheur qui crée la performance

N’est-il pas naturel de sentir plus heureux lorsqu’on réussit ? En réalité, le lien est inverse. Ce n’est pas la réussite qui rend heureux : c’est le bonheur qui conduit à être performant. Par exemple, une étude a mesuré le degré de bonheur ressenti par des salariés, puis suivi leur performance sur 18 mois : les salariés initialement les plus heureux ont obtenu de bien meilleurs résultats. Le même phénomène a été observé auprès d’étudiants suivis pendant 20 ans. Leur niveau de revenu 20 ans après la sortie de l’université était nettement corrélé au niveau de bonheur qu’ils exprimaient étant étudiants, quelle que soit leur situation objective.

Les avancées des neurosciences fournissent des éclairages plus précis sur ce phénomène. Les émotions positives se traduisent par la sécrétion de neurotransmetteurs – sérotonine et dopamine – qui stimulent la partie pensante de notre cerveau. Se sentir d’humeur positive améliore la capacité de concentration, de structuration et de mémorisation de l’information. Cela accroît aussi la durée et le nombre de connexions neuronales, favorisant la créativité, la rapidité de pensée et la capacité de résolution de problèmes. Ces phénomènes biologiques sont illustrés par de multiples études expérimentales. Par exemple, des étudiants à qui on demande de penser à la plus belle journée de leur vie ont ensuite de meilleurs résultats à un test de mathématiques.

Être heureux peut se travailler

« Soyez heureux, et vous réussirez ! » Le conseil peut paraître simpliste…, voire insultant lorsqu’on est en prise à de fortes difficultés personnelles ou professionnelles. Mais un second enseignement majeur émerge de ces recherches : il est possible d’agir pour renforcer son aptitude à se sentir heureux. Longtemps, les scientifiques ont pensé que chacun était doté d’une propension au bonheur plus ou moins déterminée. En réalité, il s’avère que, sous réserve d’efforts délibérés, il est possible d’accroître graduellement son niveau moyen de bonheur ressenti.

Ainsi, 577 volontaires ont été invités à identifier ce pour quoi ils étaient naturellement doués – humour, qualité de jugement, créativité, etc. – et à imaginer chaque jour une nouvelle façon de mettre à profit cette qualité. Dès la semaine suivante, leur ressenti de bonheur avait augmenté. Surtout, 6 mois après la fin de l’expérience, cet effet était encore perceptible !

Un levier de performance qu’il est tentant d’explorer…

(source : LesEchos.fr)

sept
12
2012

La cohérence cardiaque dans l’entraînement des archers partants aux JO de Londres 2012