Archives de la Catégorie : Conférences

nov
17
2015

La pleine conscience pour se régénérer au travail, jeudi 19 novembre chez Version Originale.

zen reflection

Déshumanisation des relations au travail, dispersion mentale, raréfaction du temps utile, infobésité… Le tableau peut paraître sombre et décourageant.

Pourtant de nouvelles approches émergent dans les entreprises pour relever les défis du XXIe siècle. La révolution de la pleine conscience (ou mindfulness) en est une.

Venez la découvrir et l’expérimenter avec Yves LE bihan
Le Jeudi 19 Novembre à 19h00, chez Version Originale au 129 avenue Charles de Gaulle à Neuilly sur Seine. 

Yves nous présentera :

  • l’origine et les bases scientifiques de la mindfulness
  • des résultats exclusifs de la première recherche en France sur les bénéfices de la pleine conscience en entreprise
  • des exemples de programmes et témoignages sur la pleine conscience et ses limites
  • un atelier découverte de la pleine conscience à travers des exercices simples et courts

Et il répondra à toutes vos questions !

yves le bihan

Coach de dirigeants, conférencier et chercheur associé à la Chaire ESSEC du changement, Yves Le Bihan a fondé l’Institut Français du Leadership Positif, le think tank associatif du renouveau des modèles d’organisation et de leadership. Yves intervient auprès de grands groupes et lors d’événements comme le Forum de l’économie Positive de J. Attali.

Méditant de longue date, instructeur mindfulness certifié, Yves forme des dirigeants et managers à différents programmes de médiation (dont MBSR), notamment dans le programme pionnier « Sagesse et Leadership ». Il est l’auteur du « Leader positif » (à paraître chez Eyrolles en 2016) et créateur de la 1ère nuit de l’entrerpise.

 

L’intervention d’Yves Le Bihan sera suivi d’un cocktail. Participation de 25 € à régler sur place. Un reçu vous sera remis sir demande.

Inscription par mail à l’adresse jmartin@v-originale.com

fév
20
2015

Le drame des « bons garçons » et des « bonnes filles »

Les bons garçons et les bonnes fillesLe drame des « bons garçons » et des « bonnes filles »,était le sujet de la conférence donnée récemment par Guy Corneau, célèbre psychanalyste jungien et québécois.

Nous y étions pour mieux comprendre celles et ceux qui passent leur vie à plaire… par peur de déplaire ! On en accompagne beaucoup dans nos métiers ! Sans doute l’est-on un peu soi-même…

Guy Corneau montre avec brio comment naît la faille narcissique dont souffrent les « bons gars » , comment elle s’installe à l’âge adulte et comment la guérir. En restaurant le lien avec ma vraie vie ; chez VO, nous dirions : « en revenant à ma version originale » !

Pour en savoir plus, un résumé de la conférence ici.

Olivier Leroy pour Version Originale

juin
02
2014

Et si on jouait la carte de l’optimisme ?

optimismeLe 16 mai dernier, nous nous sommes rendus au Printemps de l’Optimisme. Pendant cette journée, des moments informels, des moments d’échanges aussi insolites que contrastés : on passe du stand Nutella au stand de l’humour en milieu hospitalier. Ce salon est également l’occasion d’assister à des conférences et à des tables rondes autour de l’optimisme et du bonheur en entreprise.

Plusieurs intervenants font le même constat : le logiciel critique est très puissant chez les français, d’où la question : « Comment rester optimiste dans un monde en difficulté ? »  Quelques éléments de réponse recueillis à travers les différentes tables rondes.

Aujourd’hui, les intervenants s’accordent à distinguer 4 problématiques qui reviennent dans l’univers professionnel et personnel : travail, autorité, sens et lien social. Ces problématiques engendrent à la fois peur et stress. Pour y faire face, rien de tel que la posture de l’optimiste, qui se place dans une logique de (« Je fais le pari que c’est la santé qui va l’emporter sur la maladie »).

Le point de départ : ne pas généraliser LE problème à tous les aspects de la vie. Comment ? En favorisant la curiosité, l’envie, la gourmandise, qui sont des éléments moteurs pour un état d’esprit optimiste.

Dans un contexte professionnel, les intervenants s’accordent autour d’une idée forte : la clé d’un climat positif en entreprise, c’est de donner du sens à son métier, afin de développer le sentiment de fierté et d’identification à la réussite d’une mission. Exemple : à Rungis, 12 000 salariés nourrissent chaque jour 18 millions de consommateurs. Leur fierté : être le maillon qui lie le producteur au consommateur.

« L’optimisme est souvent synonyme d’action là où le pessimisme rime avec repli sur soi et inaction. »

Philippe Croizon, athlète conférencier, ou l’incarnation de l’optimisme

C’est l’histoire d’un père de famille de 26 qui se retrouve amputé des 4 membres à la suite d’un accident. Son témoignage nous a particulièrement touché, parce qu’il transforme un drame en une véritable leçon de vie.

Il est passé par 3 phases marquantes :

1. Négation, déni de réalité.

2. Colère

3. Acceptation.

Nous parlions précédemment de l’importance de donner du sens à son travail, cette idée dépasse largement le contexte professionnel. Pour illustrer ce propos, donnons lui la parole : « Ce qui m’a sauvé, c’est à la fois l’amour et l’humour. J’aime ma vie d’aujourd’hui parce que j’en ai fait quelque chose. »

Pour en savoir plus sur Philippe Croizon, voici l’une de ces dernières conférences, l’occasion pour lui de partager son histoire et ses rêves.

Ce témoignage fort renforce l’idée suivante : « L’optimiste intelligent se distingue de l’optimisme béât en tenant compte des réalités extérieures et de sa réalité intérieure. »

Chacun repartira de ce salon chargé de sourires, de spontanéité et d’émotion positive.

avr
25
2014

Réussir sa relation avec un chasseur de tête

Réussir sa relation avec un chasseur de têteNicolas Pavesi, chasseur de tête pour le cabinet Lincoln, est intervenu chez Version Originale dans le cadre d’un petit déjeuner organisé dans nos locaux. A cette occasion, il a partagé son expérience, donné des conseils et répondu aux questions de nos candidats en transition professionnelle.

Le thème : réussir sa relation avec un chasseur de tête.

Le chasseur de tête est votre allié

Une note positive pour commencer et un constat : depuis novembre, on note une reprise dans les recrutements avec des métiers en poupe (e-commerce & digital) et un indicateur très fort : même les chasseurs sont chassés !

Aujourd’hui, environ ¼ des recrutements ou des missions de transition passent par des chasseurs de tête en France. Il est donc essentiel de savoir comment appréhender la relation avec eux.
En process de recrutement, le chasseur de tête devient un allié. Pour le candidat, il est important de bien intégrer ce point et de ne pas hésiter à être transparent avec le chasseur de tête.
Pour maximiser vos chances de réussite, sachez identifier les bons consultants dans les cabinets de recrutement. Veillez à bien vous adresser au chasseur de tête spécialisé dans le domaine d’activité qui vous intéresse.

Les chasseurs de tête favorisent peu souvent des profils atypiques. Le nombre d’années d’études n’est pas forcément un facteur déterminant si l’annonce correspond au profil. Point de vigilance : ne pas se mettre de frein si vous pensez être fait pour le poste. Vous avez toutes vos chances, même dans la position d’un outsider !

Enfin, lorsqu’un chasseur de tête vous contacte, il est indispensable d’être dans de bonnes conditions. Ce doit être le bon moment et le bon lieu. Cela nécessite également une bonne préparation. Si vous n’êtes pas prêts, reportez en prenant soin de fixer le moment adéquat.

L’importance du CV

Le CV constitue le premier filtre pour le chasseur de tête. Lire le haut du CV lui prend entre 5 et 10 secondes dans un premier temps.

Afin de maximiser vos chances, il est très important d’utiliser les bons mots clés. Cela passe notamment par l’intitulé du CV : celui-ci doit impérativement correspondre à l’annonce.

Par ailleurs, n’hésitez pas à valoriser vos compétences en évoquant les réalisations en rapport avec celles-ci. Plus vous parlez en terme de réalisation concrète et de résultat, plus vous marquez l’esprit du lecteur.

Les chasseurs de tête n’ont pas une préférence marquée pour les CV d’une page. Il est bien entendu possible d’avoir un CV sur 2 pages, à condition que ce soit pertinent et qu’il n’y ait pas de “blabla”.

Enfin, pour les candidats en transition professionnelle, pensez à éviter le “En recherche de poste” dans le titre notamment des réseaux sociaux (LinkedIn / Viadeo). Privilégiez, par exemple, “Disponible immédiatement” qui peut intéresser les cabinets spécialisés en management de transition.

Les réseaux sociaux

Aujourd’hui, construire et cultiver sa réputation se fait en grande partie sur Internet.

Il est important d’être présent sur LinkedIn et/ou Viadeo, les deux principaux réseaux sociaux professionnels. Pour autant, y être n’est pas une fin en soi. Cela nécessite une mise à jour régulière de son profil, au moins une fois par mois.

Les réseaux sociaux professionnels sont désormais utilisés par les chasseurs de tête. L’approche directe par les réseaux sociaux est tout à fait possible, d’où l’intérêt de soigner son profil et de le mettre à jour régulièrement.

C’est désormais un réflexe : en amont de l’entretien, ayez la curiosité de visiter le profil LinkedIn ou Viadeo de la personne que vous allez rencontrer. C’est avant tout une preuve d’intérêt.

Réussir son entretien

Pour maximiser vos chances lors de l’entretien, il existe un certain nombre de bonnes pratiques qu’il est toujours bon de rappeler :

  • Listez soigneusement vos références professionnelles.
  • Intéressez vous à votre interlocuteur, à son secteur d’activité et à l’entreprise qu’il représente.
  • Préparez des questions pour montrer votre intérêt.
  • Soignez votre storytelling.
  • Osez demander du feedback à la fin du rendez-vous.

Autant d’éléments simples à réaliser et qui prouvent votre motivation.

On ne se le dira jamais assez : votre efficacité et votre réussite en entretien dépendent en grande partie de la qualité de votre préparation.

La chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés
Louis Pasteur

avr
16
2014

Quel est votre chemin vers l’excellence ?

atteindreexcellenceFan de Robert Greene, je me suis rendue à la conférence organisée par ESSEC Executive MBA Alumni à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage,  « Atteindre l’Excellence ».

Après ses livres cultes « Power – les 48 lois du pouvoir » et « l’Art de la Séduction », l’auteur aborde le thème de l’Excellence, de ses conditions et de sa quête, à travers de nombreux exemples parmi les grandes figures de l’histoire, de la science, de l’art et de l’entreprise et à la lueur des dernières découvertes en neurosciences.

Ce livre détaille les grandes étapes de l’apprentissage idéal, de l’identification de sa vocation à l’implication requise, le rôle des mentors, la vertu des échecs et l’importance de l’intelligence émotionnelle. Il nous montre combien la passion, l’implication et la recherche d’une forme de perfection peuvent mener à la maîtrise parfaite.

L’excellence, résultat du talent, du travail mais aussi de la chance, se conçoit comme une fusion de l’intuitif et du rationnel et une ouverture à soi et aux autres.  L’auteur nous invite ainsi à « redimensionner » notre esprit en devenant « créatif-actif », à savoir en retrouvant notre âme d’enfant dans ses dimensions d’observation, d’expérimentation et de jeu, pour enrichir et redonner une impulsion créative à notre expérience et à nos compétences.

Brisant de nombreux mythes, Greene met en lumière ce qui peut permettre à chacun d’entre nous de prendre le pouvoir sur sa vie et sa destinée et nous démontre que nous sommes tous capables d’atteindre notre excellence.

avr
10
2014

Valoriser ses atouts après 45 ans

senior entrepriseComme chacun désormais le sait, sur le marché du travail, nous sommes considérés comme senior dès… 45 ans ! Et le sujet de leur employabilité fait débat.
Pour mieux cerner cette problèmatique très actuelle, nous avons assisté à une Table-ronde à l’Ecole des Mines ParisTech, organisée par les services Carrières des écoles Intermines, Uniagro, Arts & Métiers et Em Lyon.

Le sujet : “Valoriser ses atouts après 45 ans”.

Pour animer les débats, 4 grands témoins de 50 ans et plus ont partagé avec l’auditoire leur expérience de repositionnement professionnel au-delà de la barre fatidique.
Parmi leurs témoignages, 3 points en particulier ont retenu notre attention.

1- Respecter sa courbe de deuil

Comme dans tout changement subi, une série d’étapes et de ressentis incontournables se déclenche. Beaucoup d’émotions, la plupart négatives, qu’il s’agit de dépasser : colère, doute, perte de confiance en soi…

Nos grands témoins insistent sur le fait de ne pas “brûler les étapes”, de respecter ces seuils pour ne pas consommer inutilement de l’énergie et risquer de “griller” son réseau.

Ensuite, une seconde phase, qui commence par le fait d’accepter la situation, permet d’aller de l’avant et de se projeter.

Cette capacité à faire le “deuil” du job perdu est la condition nécessaire pour penser positivement et élaborer plus sereinement le projet suivant.

2- Se faire accompagner

Deuxième conseil : ne pas rester seul, se faire accompagner.

Soit avec un outplacement individuel, soit à travers un groupe de recherche animé par une association (Avarap, Tremplins…)

Pour rebondir, il est important de rompre l’isolement, de travailler sur soi, de bénéficier de l’effet miroir d’une ou plusieurs personnes bienveillantes, de se confronter, de dédramatiser, de positiver la situation, de s’entraîner aussi.

3- Actionner son réseau

C’est capital, surtout au-delà de 40 ans.

Actionner son réseau est avant tout synonyme de mouvement, de dynamique, de rencontres énergisantes.

L’important, c’est de ne pas être figé, d’être en veille et à l’écoute, afin d’être capable de déceler les opportunités possibles, quand bien même une rencontre ne se passe pas comme on l’imagine au départ.

Le mouvement crée le mouvement…

Un dernier conseil aux seniors : privilégiez les PME voire les TPE. En effet, pour une plus petite structure, il est plus facile de faire confiance aux seniors.

Respecter ces 3 règles, c’est multiplier ses chances de rebondir.

A vous de jouer !

mar
12
2014

La recherche de la performance : bénéfique ou toxique ?

photo3Nous avons à nouveau eu le plaisir d’accueillir notre philosophe préféré chez V.O, Thibaut de Saint-Maurice, chroniqueur sur France Inter chaque dimanche à… 6h45 ! (« Le philosophe du dimanche » pour les lève-tôt ; sinon en podcast)

Il avait cette fois-ci choisi de nous parler de la performance. Ce culte de la performance, qui se diffuse dans toutes les strates de nos vies, est-il au fond bénéfique ou bien toxique ? Comment en est-on arrivé là ?! Faut-il renoncer à la performance ? Ou au moins la repenser ?

Thibault nous propose son éclairage, toujours bien épaulé par ses amis préférés, Aristote, Nietzsche, Rousseau et consorts. Un régal d’érudition accessible !

Aujourd’hui, le modèle professionnel repose sur un idéal de performance, un idéal issu de l’univers sportif qui, à partir des années 70/80, a « contaminé » l’ensemble de la société occidentale. Ce modèle s’immisce dans toutes les strates de nos existences, même dans la vie intime (cf l’appli « Spreadsheets – Data in bed ») et jusque dans le divertissement devenu hyper-concurrentiel (cf « The Voice » ou « Master Chef »). Le succès de ces émissions est d’ailleurs symptomatique de notre schizophrénie : si cette performance à tous les étages nous effraie, nous prenons plaisir à regarder ces émissions aux audiences record.

Mais comment en est-on arrivé là ?!

Oublions l’approche idéologique qui se résume à « c’est la nature humaine » et évite ainsi de se poser vraiment la question. Allons plutôt voir du côté d’Alain Ehrenberg qui rédigeait « Le culte de la performance » il y a 25 ans. Pour ce philosophe, tout part du déclin de la discipline au profit de l’autonomie.  « Epanouissement personnel et initiative individuelle sont les deux facettes d’une nouvelle règle du jeu social ».

Et ce nouveau jeu social met en scène trois grandes mythologies à partir des années 80 :

- La consommation comme source de bien-être. Les marques et produits que je consomme comme autant de signes de ma position sociale, comme autant de facteurs de distinction.

- L’entrepreneur érigé comme idéal de maîtrise de soi et de volonté.

– Le sportif devenu le modèle de réussite alors qu’il a longtemps été catalogué « arriéré mental ».

L’expansion de ces nouvelles mythologies a eu pour conséquence deux pathologies propres à notre époque :

- La dépression qu’Alain Ehrenberg a décortiqué dans son fameux « La fatigue d’être soi »

- Le burn-out ou épuisement professionnel, décrit par Pascal Chabot dans « Global burn-out ».

Par ailleurs, cette quête de performance peut générer deux types de confusion :

- Une confusion pratique : la performance à tout prix peut être contre-productive, soit parce qu’elle entraîne la tricherie et met le doute sur toutes les performances (que penser de ces cyclistes qui avalent les côtes sans effort apparent ?), soit parce que sa répétition provoque un soudain épuisement et que le corps dit « stop ! »

– Une confusion morale car qui dit performance dit compétition et déclassement du moins performant. Or, notre idéal judéo-chrétien nous intime de nous soucier du plus faible ; d’où une tension morale inconfortable.

Alors quoi, faut-il abandonner toute idée de performance ?

D’abord, de quelle performance parle-t-on ? De résultat ? D’endurance ? De capacité à mobiliser des moyens ? De capacité à s’adapter ?… Il n’y a pas UNE performance : attention à la confusionconceptuelle.

Et puis même s’il existe une demande sociale assez forte de rejet de la performance, la performance, c’est aussi :

- Le rêve : quelque chose qui porte et fait vibrer, même (surtout) quand elle paraît inutile. Cf « Les conquérants de l’inutile » qui retrace les exploits d’alpinistes ou d’escaladeurs de parois. A quoi ça sert ?! Cf également les 100 000 spectateurs qui se pressent aux Sables d’Olonne pour voir un bateau rentrer au port, en l’occurrence le vainqueur du Vendée Globe !

- Le propre de l’homme : cette notion renvoie à Rousseau qui, cherchant à distinguer l’homme de l’animal, propose la notion de « perfectibilité ». Alors que « l’animal est au bout de quelques mois ce qu’il sera toute sa vie », l’homme au contraire se perfectionne. La performance est un moyen d’être à la hauteur de notre humanité.

L’exploit = le rêve + la perfectibilité. C’est Mermoz, Guillaumet et l’aventure de l’Aéropostale… Cf Saint Exupéry : « l’homme se mesure à la hauteur de l’obstacle ».

Se passer de performance, ce serait donc se passer de rêve, d’exploit, de dépassement de soi et, d’une certaine façon, d’humanité. Essayons alors plutôt de repenser la performance. En se laissant guider par Aristote qui nous dit : « tout homme averti fuit l’excès et le défaut, recherche la bonne moyenne et lui donne la préférence ».

Pour penser le milieu dans cet idéal de performance, 4 conditions sont requises :

1. Distinguer efficacité et efficience.

L’efficacité est la capacité à obtenir un résultat en mobilisant tous les moyens nécessaires alors que l’efficience est la capacité à exploiter le potentiel d’une situation en tenant compte des conséquences. Le progrès occidental est dans l’efficacité, la sagesse orientale préfère l’efficience. Sun Tzu : « le bon général est celui qui gagne les victoires faciles ».

2. Remonter du but à la cause, du résultat à l’action.

Est performant celui qui sait quand agir et quand ne pas agir. Etre performant, c’est agir à bon escient et non agir à tout prix. Face à la mer déchaînée, Marc-Aurèle nous conseille d’attendre « avec patience et sans peur ». L’action ne mènerait pas à la performance dans ce cas.

3. Ne pas oublier les autres.

Ma performance n’est jamais strictement individuelle. Non seulement elle se nourrit de la performance des autres mais, même à considérer un talent vraiment unique, il a besoin des autres pour être reconnu.

« Il faut un système de coopération sociale pour que puisse s’exprimer un talent profitable ».

C’est « la répartition sociale des talents » mise en exergue par John Rawls dans sa « Théorie de la justice ». Le talent du basketteur Wilt Chamberlain a besoin du « talent »des spectateurs…

4. Accepter le dépassement de soi.

C’est l’élan vital de Nietzsche qui considère que « l’Homme est un pont, non pas un but ».

Si ces 4 conditions sont respectées, alors la performance semble légitime dans nos sociétés et bénéfique aux relations entre humains.

 

déc
06
2013

Vous kiffez la « Gen Y » ?

Qui est-elle au fond cette fameuse « génération Y » ?

Pour en savoir plus, nous avons assisté à une remarquable conférence donnée par 2 consultantes du Boson Project, elles-mêmes « Y-ers » assumées mais capables de distance par rapport à leurs congénères…
On a coutume de dire de ces « Y-ers » qu’ils sont connectés, déloyaux, impatients, irrespectueux, désengagés, paresseux… Bigre ! C’est vrai ? C’est grave, docteur ?!
Et qu’est-ce que ça implique pour nos entreprises ?
Ces questions sont incontournables car dans 10 ans, la génération Y et la suivante (la Z pointe déjà le bout du nez…) seront MAJORITAIRES en entreprise ! Le modèle, ce sera le leur !
Vous trouverez donc ci-joint un résumé de cette conférence pour nous aider à nous y préparer.
Bonne lecture !