Archives du mot-clé : vie professionnelle

avr
12
2015

Travailler, pour quoi faire ?

travailler pour quoi faire

Comment satisfaire les motivations au travail ?
Comment évoluent-elles tout au long de la carrière professionnelle ?

C’est à partir de l’ouvrage « Travailler, pour quoi faire »,  rédigé par Fabienne Autier et Sanjy Rambotiana, que nous comprenons mieux le processus. Nous nous focalisons sur les aspirations personnelles, qui émergent en cours de vie professionnelle. Les auteurs ont établi une boussole ; une cartographie des sources de motivation tout au long du parcours professionnel, en introduisant trois registres que chacun investit, en général successivement.

Ce nouveau territoire se présente comme un « chemin en S ». Une vie professionnelle typique est représentée comme la succession de phases – ou périodes – où dominent, les obligations, les initiatives, puis les aspirations.

 

Les 4 jalons du S sont :

  1. le premier contrat de travail
  2. la fin de la 1° partie de vie professionnelle (le choix d’un métier)
  3. la crise du milieu de vie professionnelle
  4. le jour de la retraite.

Être accompagné dans une démarche de coaching, par exemple, permet de les identifier clairement et de mieux les faire vivre au quotidien.

Pour en savoir plus, découvrez notre résumé de ce traité de réussite professionnele à l’usage de tous.

Nicolas Beaude pour Version Originale

oct
08
2014

Comment gérer sa vie professionnelle en cas de crise personnelle ?

 

phenixChacun d’entre nous peut, un jour, être confronté à un drame personnel : séparation, divorce, deuil, maladie d’un proche…  Idéalement, pour traverser et surmonter ces épreuves, il faudrait pouvoir s’accorder du temps pour soi. Or ce temps, on ne peut pas forcément le prendre, notamment  lorsque l’on est dirigeant, manager, ou encore entrepreneur ou profession libérale.

On aimerait tant, parfois, pouvoir ériger une “étanchéité” entre sa sphère personnelle et sa sphère professionnelle, pour que l’une n’impacte pas l’autre de manière négative. En pratique, les choses sont bien plus complexes. Ne pas être aussi impliqué au travail lorsqu’on traverse une période difficile sur le plan personnel, c’est humain et compréhensible.

Respecter sa courbe de deuil

Un choc personnel va provoquer un certain nombre de bouleversements. Même lorsqu’on connaît, en théorie, les étapes de la courbe de deuil (déni, colère, marchandage, émotion, acceptation, explication, remobilisation…), le processus est loin d’être aussi linéaire et traverser pas à pas les différentes phases ne va pas sans souffrance ni sans doute sur la « sortie du tunnel ».

Montrer ses fragilités ou rester “fort” ?

Faut-il pour autant ne rien montrer du tout ? Adopter la conduite « même pas mal », faire comme si de rien n’était ? Cela peut certes susciter l’admiration, ou permettre de croire que l’on va ainsi se protéger. Mais ne pas du tout exprimer ou partager l’émotion que l’on vit peut aussi avoir des conséquences, comme se priver du soutien et de la chaleur des autres, ou encore, se ronger intérieurement, et à terme, risquer l’ “implosion” (dépression, burn out…) ou l’“explosion” (colère, irritabilité…).

Alors, quelles pistes pour se remettre d’un drame personnel en restant connecté à son contexte professionnel ?

1. A défaut de temps, s’accorder des moments

On  estime parfois qu’on ne peut pas ou qu’on ne veut pas se faire “arrêter”,  car les équipes, les clients, son entreprise en souffriraient. Néanmoins, les conséquences de ne pas se poser sur l’évènement qui bouleverse peuvent à terme être bien pires pour sa santé ou son équilibre. Envisager  un break, ou a minima des respirations n’est pas inutile pour se ressourcer

2. En parler… sans trop se dévoiler

Si l’on se sent suffisamment  en confiance, faire part à son entourage professionnel que l’on traverse un passage personnel difficile, et que cela explique une moindre disponibilité de temps ou d’esprit, permet parfois de désamorcer bien des incompréhensions. Pour autant, il n’est pas forcément utile ni souhaitable de rentrer dans le détail. On a le droit de rester sélectif dans ses confidents et ses confidences.

3. Se recentrer sur ses priorités

Cette période peut être un bon moment pour identifier ses priorités et se concentrer sur ce qui est vraiment important pour soi, là, ici et maintenant. Cela permet  de faire ce fameux tri, dans ses tâches et dans ses relations, que l’on a tendance à repousser toujours à plus tard, et de mobiliser son énergie disponible sur l’essentiel.

4. Impliquer les autres

En plus de l’aide extérieure à laquelle on peut  faire appel, solliciter ses collaborateurs et collègues et déléguer, de façon temporaire ou non, permet de se ménager des pauses et de prendre du recul.

5- Rester en contact

Se refermer sur soi-même et sa douleur est une tentation bien compréhensible.  Garder le lien de communication ouvert, planifier ses absences et expliciter ses silences, permet à ses collaborateurs et ses clients de ne pas se sentir abandonnés.

6- Garder la foi en soi

La vie est faite d’épreuves. Au plus fort du chagrin on a du mal à y croire, mais la sérénité ou le répit qui semblent  aujourd’hui inatteignables seront un jour  au bout du chemin.

L’environnement professionnel, aussi dur et compétitif soit-il parfois, est aussi une source d’apprentissage, d’enrichissement, de challenge. Lorsque l’on traverse une période difficile, il peut aussi être un refuge, une évasion et un moyen de mettre ses soucis personnel à distance. De nouveaux défis, des missions intéressantes et des collègues bienveillants peuvent être d’excellentes sources de joie et d’accomplissement personnel. L’énergie interne mise à mal par ces épreuves peut se nourrir et se régénérer au contact des autres et de nouveaux  projets.

Bien souvent, ceux qui ont traversé et surmonté des épreuves personnelles témoignent de ce qu’ils ont  gagné en profondeur et en humanité.

« Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve.  » Confucius

 

Céline Bedell pour L’équipe Version Originale